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LB, Monitrice et blogueuse « Equidus Stupidis »

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LB, Monitrice et blogueuse « Equidus Stupidis »

Cavalduo : Bonjour LB, Peux-tu te présenter en quelques mots ?

LB : Bonjour, Après avoir fait des études, j’ai eu envie de vivre de ma passion. Devenue monitrice d’équitation j’ai décidé d’ouvrir un blog pour parler de mon expérience, avec humour. Toulousaine d’adoption depuis quelques années, j’ai vécu à Paris et à l’étranger (Tunisie, Allemagne..) J’ai pu découvrir différentes cultures équestres, ce qui m’a forgé un regard emprunt de curiosité.

CD : Est-ce que tu as fait, comme beaucoup de jeunes, des études pour faire plaisir à tes parents ou parce que tu l’avais décidé ?

LB : J’ai fait des études de mathématiques parce que j’aimais ça et qu’il me semble important d’ouvrir son horizon (et parce que j’ai eu la chance de pouvoir en faire, grâce à mes parents)

CD : Que penses-tu de la formation que tu as suivie et quelle était la spécialisation que tu as choisie ?

LB : J’ai appris beaucoup en formation mais je pense qu’on doit continuer de travailler après. C’est l’état d’esprit avec lequel tu viens te former qui est important. La curiosité, choisir des bons profs. J’ai pris l’option éthologie car je m’y intéressais un peu avant. Mais comme pour le reste, pour vraiment être performant, la formation ne suffit pas…

CD : J’ai grandi et appris à monter avec un instructeur et on était pas là pour rigoler ! J’ai vu l’évolution qu’a subi l’équitation depuis ces 20 dernières années et je voulais savoir si tu as assez de recul pour me dire ce que tu penses de l’équitation d’aujourd’hui ?

LB : Je ferai justement un article dessus car il y a énormément de choses à en dire ! Effectivement l’équitation s’est démocratisée, l’instruction a changé aussi. De nos jours certains regrettent leurs instructeurs sévères mais d’un autre côté je vois bien que les clients (car ils s’agit de clients et non plus d’élèves) ne supporteraient plus de se faire « secouer » comme avant. Les enfants de plus en plus jeunes viennent monter et la concurrence effrénée entre les clubs les poussent à proposer des activités toujours plus ludiques, mais de moins en moins techniques. Je suis donc d’accord pour dire qu’il y a une baisse de niveau général mais aussi une évolution des mentalités pas toujours mauvaise (on se soucie plus du confort du cheval qu’avant par exemple). C’est aux cavaliers de bien choisir leurs moniteurs, car il y en a encore des très bons!

CD : Justement, quelle est ta philosophie de travail ? Qu’aimerai-tu que tes « clients/élèves » retiennent de ton enseignement ?

LB : J’explique toujours à mes élèves pourquoi on fait un exercice et j’essaie d’axer mes cours sur le fonctionnement du cavalier mais aussi du cheval. On ne peut pas demander à un cheval de se tenir si soi même on est pas en équilibre. Et on ne peut pas demander certains exercices à un cheval s’il n’est pas préparé correctement avant. Je pense qu’on peut allier bonne humeur, technicité et respect du cheval.

CD : Parle-nous un peu de ton blog. D’où t’es venue cette idée d’Equidus Stupidis (un blog équin pas crétin) ?

LB : Je vais souvent sur des forums d’équitation et je suis parfois très étonnée des questions des gens. Pour moi il est impensable d’acheter un animal sans avoir un minimum de connaissances. J’ai remarqué aussi que les gens disent toujours « mon cheval ne veut pas faire ça » mais jamais ils ne se remettent en question. Peut être est-ce mal demandé ? En gros c’est souvent la faute du cheval… Je voulais donc me moquer gentiment de nos travers d’humains mais aussi parsemer quelques conseils techniques, ou des infos que je trouve utiles. Je ne donne pas de leçons, j’aime que les gens aient les cartes en main pour se faire leur propre opinion.

CD : Passage obligé en ce moment : L’actualité brûlante sur la TVA à 20%…

LB : On savait que cette épée de Damoclès tomberait un jour… Mais le plus tard possible ! Les répercussions vont être nombreuses: pour les moniteurs déjà (les postes à temps plein sont rares), les clubs, les propriétaires (augmentation d’en moyenne 40 euros par mois des pensions) et toute l’industrie autour : tout cet argent ne servira plus à acheter du matériel, à soigner son cheval. Je crains que les chevaux soient les premières victimes et les solutions proposées pour l’instant sont loin d’être suffisantes.

CD : Comment vois-tu ton avenir pour l’instant ? As-tu des projets ?

LB : Pour l’instant je déménage pour offrir une meilleures qualité de vie à mon cheval et me rapprocher de la ville. Je vais continuer à bloguer nos petits travers et à monter à cheval…mais je ne sais pas si je continue à enseigner à temps plein, même si j’aime ça, l’équitation trop ludique ce n’est pas mon truc, un poney n’est pas un jouet… Je verrai donc où me mènent mes aventures !

CD : Quels conseils donnerais-tu aujourd’hui aux jeunes qui veulent faire ce métier de moniteur/trice ?

LB : De bien réfléchir avant ! Moniteur ce n’est pas faire la star au milieu de la carrière en sautant 1 m devant des galop 2 ébahis. Il faut être pédagogue, aimer transmettre et ne pas s’arrêter à la formation mais continuer à travailler, ne pas rester sur ses acquis.

CD : Tu peux dire ce que tu veux et à qui tu veux. C’est à toi !

LB : L’équitation ce n’est pas suivre bêtement une façon de faire, ce n’est pas simple et ça coûte cher (surtout dès janvier) mais c’est beaucoup de remise en question, d’implication et aussi de bonheur ! Vos chevaux vous en remercieront.

Je voudrais aussi remercier mon instructeur :Un véritable homme de cheval qui amènent les chevaux au meilleur d’eux même sans jamais porter atteinte à leur moral ou leur physique.

CD : Merci LB !

LB : Merci à toi 😉

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